Date : 2005
La note :Sigur Rós saît évoluer. Un album niquel, sans surpasser les deux prédecesseurs. 16/20.
Sigur Rós, le groupe islandais de Post Rock le plus connu actuellement de la scène "médiatisée", sort en septembre le successeur de ( ).Ce dernier a, à sa manière, fait beaucoup de bruit (quand on fait l'Ost d'une grosse production ricaine, en loccurence Vanilla Sky, ça aide). Mais il y a du mérite, parce que de leur petit rocher, ces quatres pédales (dont le leader n'est autre que tintin) font du bon boulot. Avant les deux fameuses parenthèses qui portent des chefs d'oeuvres comme Vaka, les pédés nordiques ont pondu un premier album atmosphérique et dérangeant, Von, puis un machin magnifique appellé Ágætis byrjun, forgeant leur véritable identité.
C'est cette même identité qu'on retrouve pour ce quatrième opus, Takk (merci en islandais) : à cheval entre Mogwai et Radiohead, le quatuor joue de tous les instruments, de l'archet sur gratte au synthé, en passant par des instruments plus folk (flûte traversière...). Bref, une atmosphère reposante dans laquelle se plaisent des notes parfaitement bien placées, perchées dans un air naturellement frais.
Suspense. Une intro démarre, style crystallin. Et on commence sur Glosoli. Premières impressions ? L'ambiance fait plus "enfantine". C'est beau, mais c'est pas la claque, même si le final part en beauté, dans un bouillonnement purement post rockien. Hoppipola & Hoppipola Afturabak. On commence à cerner les changements : une rythmique beaucoup plus présente et carrée, un son d'une certaine manière plus chargé, moins sobre, plus rempli. Alors, bonus ou malus ? Bah oui c'est beau, mais en live ça va pas donner la même chose.
On enchaîne, après avoir noté ces changements qui se feront sentir tout le long de l'album, avec Hufupukar. Et là, c'est franchement beau, je suis rassuré. Toujours cette impression de surfait, mais ici la digestion se fait sans soucis. On reste dans la même veine avec Saeglopur, Milano et Sorglega, même si on sent un rapprochement très sensible avec Mogwai (Happy songs for happy people).
Les morceaux Gong et Gong Endir sortent pour moi du lot. Un excellent jeu de violon et de voix et sonorités aigues, une rythmique bien foutue -même si c'est donc le propre de ce nouvel album-, une préstation de guitare niquelle, bref, deux magnifiques morceaux qui se complètent. A chialer. Heysatan clot l'album, très calme et sans interêt extraordinaire... Elle aurait pu s'appeller Outro.
Bon alors tout ça, ça donne quoi ? Une rythmique stable, un son plus chargé. Et niveau qualité, bah rassurez-vous, les pédales hivernales -hop une rime- ont fait du bon boulot (étonnant ? pas vraiment en fait), et on est pas déçu. On n'a plus qu'à leur dire Takk... Et attendre de voir ce que ça donne en live. Et pour ça, je vous raconterai... Rendez-vous en Novembre :)